mardi, 09 janvier 2007

Encre, plumes et goudron

Juste avant les Fêtes, les éditions Albert René ont réussi à doubler la visibilité et la présence dans les bacs des libraires et des supermarchés de leur seule et unique marchandise : les aventures d'Astérix. Objet d'une  « Refondation », les tribulations du Gaulois sont ainsi rééditées depuis début décembre 2006 après un sérieux toilettage. L'ensemble des 33 albums a été entièrement restauré, retouché et recolorisé, case après case, pour être proposé à prix majoré au sein d'un nouvelle « Grande Collection ». Un lifting ambitieux à grand frais, épaulé par un making-of à but promotionnel.
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Pour justifier cette refondation, l'éditeur nous explique que les albums publiés jusqu'alors étaient de mauvaise qualité. Admettons. Mais cela ne l'empêche pas de laisser les anciennes versions sur le marché.
  
En tout cas, cette initiative nous donne des idées. Pourquoi s'arrêter là ? N'attendons plus pour « refonder » à leur tour d'autres albums tout aussi insupportables. Et à titre d'exemple, exerçons-nous tout d'abord sur le dernier Lucky Luke, La Corde au cou. Une bande dessinée déprimante (décidemment Goscinny nous manque) dont le titre nous laisse perplexe : masochisme lucide des auteurs, dernière solution offerte au lecteur dépité ? Rétrospectivement, cet intitulé on ne peut plus d'actualité nous laisse fantasmer un album dans lequel c'est son scénariste Laurent Gerra, le raïs de l'humour français de droite, et son dessinateur Ashdé-le-chimique qui seraient pendus haut et court. A défaut, nous enjoignons ceux qui le souhaitent à « refonder » les planches du dernier Lucky Luke comme suit : 
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[Le Télégraphiste]

lundi, 01 janvier 2007

La Machine

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D'après Frederic Brown.

(Cliquer sur la case pour lire la suite...)

[Le Télégraphiste]

mardi, 06 juin 2006

Winsor McCay retrouvé

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Lu sur Drawn!, cette histoire dans la lignée du dernier (et excellent) Seth : Wimbledon Green, le plus grand collectionneur de comics du monde.

Au début du mois de janvier dernier, un inconnu a appelé The Ohio State University Cartoon Research Library pour dire qu'il avait trouvé des vieilles planches de bande desinée qui dormaient depuis des décennies dans le grenier familial. Il voulait savoir si ces dessins avaient une quelconque valeur. Lucy Shelton Caswell, professeur et conservateur de la bibliothèque, a l'habitude d'être sollicitée pour ce genre d'affaires, mais devant l'insistance de la personne au téléphone, elle le reçoit peu après. Quand il débarque et lui montre les planches, Caswell se rend tout de suite compte du trésor découvert. Elle a devant sous ses yeux les planches originales des débuts de Winsor McCay dans la littérature dessinée : Tales of the Jungle Imps, une série qui parut de janvier à novembre 1903 dans The Enquirer, un journal de Cincinnati. Aucun original de cette série, tirée des poèmes de George Randolph Chester, n’avait jusqu’alors refait surface. Selon John Canemaker, biographe de McCay (Winsor McCay - His Life and Art, Ed. Abrams, New York, 2005) : « Tales of the Jungle Imps was Winsor McCay's first attempt in an extended series format to bring together all of his eclectic talents in a cohesive graphic style. On each page he found fresh ways to combine his exquisite draftsmanship, dynamic staging, sense of caricature, mastery of perspective, and feeling for motion with his version of the decorative art nouveau style. »

Cinq de ces planches peintes à la main par McCay ont été achetées par la Cartoon Research Library (dont celle ci-dessus). Elles seront exposées au public du 15 juin au 31 août 2006 dans la galerie de la bibliothèque. Un album numérique des planches est également prévu.

L’une de ces planches (ci-dessous) s’est vendue pour plus de 33 000 dollars le mois dernier sur le site Heritage Auctions. Wimbledon Green a-t-il participé aux enchères ? C'est fort possible...

[Le Télégraphiste] 

 

A voir : le site de la galaxie Coconino sur Winsor McCay.

A lire : le collectif Little Nemo. 1905-2005, un siècle de rêves, aux éditions Les Impressions nouvelles.


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jeudi, 01 juin 2006

Une brique dans la galerie

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Julien Levy (1906-1981) fut le premier galeriste d’Amérique à promouvoir les Surréalistes qui venaient essentiellement d’Europe. C’est dans sa galerie new-yorkaise qu’eut lieu en 1932 la première exposition surréaliste d’ensemble sur le sol américain.

Apparemment, Lévy appréciait et partageait avec Miró et Picasso la lecture du comic strip Krazy Kat de George Herriman (1880-1944). A l’occasion de la deuxième vente aux enchères publiques qui dispersera sa collection (à l’Hôtel Drouot, jeudi 8 juin prochain), l’étude Tajan proposera deux lots qui nous autorisent à penser cela :

Le lot 284 de cette vacation est composé de trois coupures de journaux qui reprennent des strips ou des cases de la fameuse bande à la brique volante. Ces coupures jaunies figurèrent à l’exposition intitulée Accommodations Of Desire: Surrealist Works On Paper Collected By Julien Levy, qui voyagea aux Etats-Unis l’année dernière.Le tout est estimé 100 à 150 euros, tout de même.

A la suite, lot 285, sera mis aux enchères le medium_kk1946.2.pngpremier album regroupant des bandes dessinées de Krazy Kat, édité en 1946 à New York par Henry Holt. Le poète renommé E. E. Cummings, autre admirateur de George Herriman, écrivit l'introduction de cet ouvrage édité deux ans après la mort du dessinateur. Ce texte est en ligne sur le site krazy.com. L’estimation pour cet album qui appartenait également au galeriste, bien plus raisonnable cette fois, s’élève à 20/30 €.

[Le Télégraphiste]

jeudi, 13 avril 2006

Il n'est, pour voir, que l'oeil du maître

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Vu sur le blog Mountain of Judgment, une belle collection de close-ups hypnotiques signés Jack Kirby.

[Le Télégraphiste]

vendredi, 07 avril 2006

Maître à penser

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Le 11 avril prochain, Thierry Groensteen sera l'invité de la huitième séance du séminaire Bande Dessinée organisé par les élèves de l'École Normale Supérieure : « Ancien rédac chef des Cahiers de la bande dessinée, ancien directeur du Musée de la Bande dessinée d'Angoulême, auteur de travaux théoriques, rédacteur de 9e Art et fondateur des éditions de l'An 2, Thierry Groensteen fait partie du petit nombre de spécialistes de la bande dessinée qui plaident depuis des décennies pour lui accorder ses lettres de noblesse théoriques et critiques, en l'inscrivant à la fois dans une histoire constituée (parce que la bande dessinée a très peu de mémoire d'elle-même) et dans une méthode d'analyse solide (parce que l'indigence de la plupart des critiques fait peur à voir). À l'heure où les Avant-Gardes se remettent à picorer gaiement le cuir épais des mastodontes de la distribution du produit BD, la vision que T. Groensteen a de la bande dessinée vaut qu'on lui prête l'oreille. »

Ce séminaire vient à point pour faire le tour de l'actualité édirorial chargée de Groensteen : en avril, il sortira un essai sur le comique hergéen intitulé Le Rire de Tintin, aux éditions Moulinsart.
Un livre de pédagogie de la bande dessinée devrait paraître chez Actes Sud, et une réflexion sur la place de la bande dessinée dans la culture intitulée Un objet culturel non identifié est prévu à l'automne chez l’An 2.
Ce dernier ouvrage prendra place dans la collection Essais. Il en constituera seulement le troisième opus, ce qui désole notre éditeur-critique. En effet, dans son édito d'avril sur le site de l'An 2, Groensteen est résigné : « Nous sommes tributaires des projets qui nous sont proposés. 'Essais' n’a, pour l’heure, rien vu venir de bien intéressant, et il ne m’a pas paru indispensable d’accueillir de énièmes études sur Astérix ou Blake et Mortimer, qui ne démontraient pas grand-chose. »

Du côté des monographies de maîtres de la bande dessinée, on notera qu'un alléchant livre sur l’art d’Alain Saint-Ogan, le père de Zig et Puce et notamment collabo vichyste, est également au programme de l'éditeur angoumoisin. Plus désolant, le projet d'éditer la quasi-totalité des histoires muettes de Henry M. Bateman, le génial dessinateur anglais est tombé à l'eau; les ayants droit s'étant retractés au dernier moment...

Sachez enfin qu'une traduction américaine de sa somme théorique, Système de la bande dessinée, doit paraître sous le titre The System of Comics chez The University of Mississippi Press. Et puis, Groensteen réenfilera la casquette de scénariste avec PatCab aux pinceaux pour un ouvrage intitulé Les Pierres aveugles (toujours chez L’An 2).

Pour ceux qui veulent en savoir plus, l'homme possède son site personnel sur lequel on retrouve son imposante biblio, ainsi que quelques essais inédits : http://www.mediadesk.com.fr/groensteen/

Franck Aveline s'était entrenu avec lui en 1998, le resultat fut publié à l'époque par feu L’Indispensable dont les meilleures pages renaissent grâce au site du9.

[Le Télégraphiste]

jeudi, 09 février 2006

Petite annonce

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Cause affaire éventée,
vend important stock de t-shirts toutes tailles,
avec inscription "Je ne suis pas Frantico".
Prix à déb.

[Par Le Télégraphiste]

 

vendredi, 25 novembre 2005

Lectures honteuses

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Qui eut crû qu'à l'époque-même où Rodolphe Töpffer publiait ses premières histoires en estampes, la littérature dessinée se mettrait au service du salut des jeunes âmes s'adonnant à des pratiques perverses...
En témoignent les gravures coloriées du Livre sans titre édité à Paris pour la première fois en 1830. Intitulées "Conséquences fatales de la masturbation", ce cycle de seize vignettes (1) nous montre les ravages que peut provoquer une pratique assidue de l'onanisme sur un jeune homme qui, à l'origine, était propre sur lui et qui "faisait l'espoir de sa mère" : dos courbé, maux d'estomac, fatigue, cauchemars, vomissements de sang, pustules, fièvre... bref, le pécheur expire à 17 ans dans des tourments horribles. Vous voilà prévenus.
A la même époque, un "administrateur des prisons", auteur de Conseils sur les moyens de corriger les jeunes détenus de l'habitude de l'onanisme (Paris, s.d.) recommandait chaudement ce livre illustré aux jeunes gens des prisons où la pratique était semble-t-il répandue : même s'il trouvait le texte médiocre, toute l'utilité de cet ouvrage résidait dans les illustrations capables d'inspirer une grande terreur... Nous voulons bien le croire !
Pour l'anecdote, ce Livre sans titre fut présenté par Jacques Lacan lors de l'une de ses conférences en 1966 sur la logique du fantasme.  Le psychanalyste qui apporta ce "petit livre romantique" ne préféra pas le faire circuler parmi son auditoire, de peur que celui-ci ne lui revienne pas...
Cette petite histoire nous en rappelle une autre (décidément...) : en 1962, Umberto Eco, jeune universitaire de trente ans, présentait une communication alors provocatrice, intitulée Le mythe de Superman, lors du congrès "Démythification et image" organisé à Rome et qui réunissait des philosophes, des mythologues, des iconologues et des spécialistes d’herméneutique et d’histoire des religions. Une réunion bien sérieuse, donc. Eh bien, voilà ce qu'Eco rapporte de sa conférence : "Afin d'étayer mon propos "scientifique", j'avais émaillé mon texte de réflexions philosophiques et sociologiques, tout en étalant sur la table un recueil complet des comic books de Superman. J'ai souffert en tant que collectionneur mais ai savouré un grand triomphe en tant que sémioticien lorsque je me suis aperçu qu'à l'issue de ma communication, sous prétexte de me poser des questions et de me féliciter, de sévères pères dominicains avaient escamoté dans leurs amples manches plusieurs exemplaires de mes comic books, tandis que les laïcs avaient recours à de profondes serviettes en cuir." (2)

 

On notera qu'aujourd'hui, les "lectures honteuses" ne se cachent plus et s'achètent désormais partout, même chez les plus vertueux. Ainsi, dans les supérettes culturelles de monsieur Leclerc, on trouve depuis quelques jours Les Aventures de Bigard en BD. Cet album rassemble des planches mettant en scène Jean-Marie Bigard dans des gags à l'humour avarié, qui nous ferait regretter nos bons vieux Boule et Bill.  Rien de bien remarquable donc, si ce n'est que cette sortie est accompagnée de spots radio publicitaires dans lesquels l'humoriste proclame avec sa grâce légendaire : "Je bande dessinée"... Certes, on n'attendait rien de l'humoriste dans cet exercice commercial, ni de son éditeur, Jungle (associé à TF1 Livres pour cet ouvrage), un label qui ne produit que des œuvres de licensing et à qui l'on doit déjà les adaptations lucratives en bande dessinée de séries telles que Fort Boyard, Koh Lanta, Caméra Café ou encore celle du respectable Bob l'éponge. Ce malheureux avait, lui, été accusé il y a peu d'incitation à la perversion... Allez Bob, tu ne voudrais pas nous faire une petite bédé éducative contre la spongéophilie, histoire de te refaire une respactibilité ?

 

[Par Le Télégraphiste] 


1. Les images des "Conséquences..." proviennent de la deuxième édition, 1844,  L. Maison, Paris. N'ayant pas vu l'ouvrage original, nous présumons que cycle de gravures ont probablement été remontées en planches pour le besoin du livre de Jean Stengers et Anne Van Neck, Histoire d'une grande peur, la Masturbation (Éditions Université de Bruxelles, 1894, et Pocket/Agora, 2000). Les planches disponibles en ligne sont, elles, extraites de la traduction américaine (New York: Palgrave, 2001)
2. Umberto Eco, De Superman au Surhomme, Grasset, 1993.

vendredi, 18 novembre 2005

Soit dit en passant (1)

  • Selon Didier Pasamonik, si Grasset, dont le catalogue qui ignore quasiment la bande dessinée, est l'éditeur du dernier Will Eisner, ce n'est pas par effet de mode, bien au contraire. Le Complot, qui narre les origines et la survivance actuelle des Protocoles des Sages de Sion, cet ouvrage fabriqué par la police tsariste consistant à accuser les Juifs d’organiser un complot pour dominer le monde. Grasset a mis le prix pour emporter les droits pour la France du Complot (traduit, soit dit en passant, par Pierre-Emmanuel Dauzat) et ainsi, selon Pasamonik, "accomplir un acte de redemption". En effet, en 1921, cette maison était l'un des premiers éditeurs français des Protocoles.

  • A l'occasion de l'exposition consacrée à Blutch en mars 2004 organisée par la ville d'Hennebont, la Galerie Pierre Tal-Coat avait posé quelques question au dessinateur et à son éditeur Jean-Louis Gauthey, des Editions Cornélius. Retrouvez ce court entretien sur cette page (à télécharger en .pdf), où l'on découvre une partie de la longue liste hétéroclite des influences Blutchiennes.

  • La rumeur de la semaine : Le Briographe, qui revient du festival de Saint-Malo, nous rapporte que L'Association, Ego comme x et Cornélius auraient décidé de boycotter le festival d'Angoulême en 2006… Plus sérieusement, il nous apprend que Thierry Groensteen publiera prochainement un ouvrage consacré à l'humour dans l'œuvre d'Hergé et que Bandes dessinées magazine va s'arrêter.

  • L'affiche du prochain festival d'Angoulême, signée par son Grand Maître Annuel Georges Wolinsky, est probablement l'une des plus belles réalisées jusqu'alors pour cet évènement.

mardi, 15 novembre 2005

SHEBAM ! POW ! BLOP ! WIZZ... PROUT !

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A la fin de 1967, année de prolifération bédéphilique (nous y reviendrons dans un sujet postérieur), Brigitte Bardot présente le dimanche 31 décembre 1967 sur les écrans télévisés français son Bardot Show, un spectacle de cinquante minutes en couleurs, où la chanteuse enchaîne ses plus grands tubes. Impossible d'oublier Comic Strip, la chanson BD écrite pour BB par le bédéphile Serge Gainsbourg.

Mis en ligne par des fans de Scopitone, on pourra visionner ce délire psychédélique télévisuel dans lequel Brigitte Bardot en Barbarella Brune, attifée d'une combinaison mauve et d'une cape, pause dans un décor peinturluré et encombré de ballons multicolores sur lesquels s'inscrivent les onomatopées de la chanson : un beau condensé de tout ce à quoi la bande dessinée se réduisait pour beaucoup à l'époque...

Pour ce décor, justement, les réalisateurs du show, François Reichenbach et Eddy Matalon, avaient fait appel à Tito Topin. Topin était alors illustrateur publicitaire tendance yéyé, il avait créé la bande dessinée Sandra la Noctophile pour la revue Formidable (le pendant bien pensant de Salut les Copains), en récupérant largement les orgies graphiques Pop art initiées par Jean-Claude Forest (Barabrella, 1964) et Guy Peellaert (Les Aventures de Jodelle, 1966). Dans la même veine psyché-fluo oubliable, Topin dessinera pour Castermann quelques albums sur des scenarii de Jean Yanne (et sera plus tard le père de Navarro, autre indigestion télévisuelle en moins coloré).

Pour l'anecdote, toujours en 1967, des histoires de cette Sandra de Topin, ainsi que d'autres de Guy l'Eclair, se retrouveront imprimées sur des robes présentées à Paris pour la collection de prêt-à-porter de Pierre d'Alby inspirée par la bande dessinée. Et en 2001, Jean-Charles de Castelbajac reprendra directement les icônes Barbarella, Pravda et Jodelle pour sa collection "Physical graffiti" : sur le site du créateur, dans la section "mode", sélectionnez "Physical graffiti".

Pour plus de détails sur l'influence de la bande dessinée sur l'œuvre de Gainsbourg, je vous conseille "De Barbarella jusqu'au Black out...", un article en ligne signé Benoît Mouchart. Il y détaille les lectures d'enfance de l'homme à tête de chou, les références dans les textes de ses chansons, le générique de l'adaptation en film d'animation de Marie-Mathématique d'après Jean-Claude Forest, celui de Charlie Brown, mais aussi son Mickey Maoussse, et le scénario de Black Out (la seule bande dessinée à laquelle il ait participé). Enfin, signalons le super-héros pétomane nommé Crepitus Ventris imaginé dans le roman de Gainsbourg, Evguenie Sokolov (Gallimard, 1980),  qu'il dépeint ainsi : "L'homme à réaction, copyright Opera Mundi, nouveau Batman propulsé par ses propres vents, que j'explicitais par des étoiles de douleur, bulles oblongues ou ballons explosifs sortant de son héroïque fondement et dans lesquels j'inscrivais selon mes humeurs mes Zoop ! Vroosh ! Wham ! Pow ! Swish ! Vraoum ! Va-voom ! Plomp ! Whew ! Foom ! ou Flutter !"

Des ballons qui éclatent dans le Scopitone Comic Strip à ce Crepitus Ventris, il n'y a qu'un souffle...

[Par Le Télégraphiste]