« 2005-09 | Page d'accueil | 2005-11 »

jeudi, 20 octobre 2005

C'est vrai ça, de quoi tu te MEL !

medium_mel.2.jpg

Pour son premier devoir de la rentrée, le petit Michel-Edouard a décidé de faire son exposé sur les mangas.
Au début, faut dire qu'il aimait pas trop ça. Mais bon, quand même, tout le monde en lit dans la cour de récré, c'est donc que ça doit être bien. En plus c'est pas cher, le manga, et lui, Michel-Edouard, les trucs pas chers, c'est sa "passion". Et pis, ça fait vendre du gel pour les cheveux, alors pourquoi pas.
Ses potes de la classe marketing agressif lui ont refilé quelques bouquins sortis récemment sur le sujet, pour pouvoir potasser pendant le week-end. Dans le tas, ya le très bon livre de Paul Gravett : Manga, Soixante ans de bande dessinée japonaise (aux Editions du Rocher). Donc, normalement, y'devrait pouvoir s'en sortir.
Au lieu d'aller zoner au centre commercial – comme tous les jours –, il se plonge dans l'étude du genre. Au début, ça lui change de sa Bretagne et du dernier Asterix. Et il s'emporte, comme un grand : manga = "lecture a priori difficile, écriture trop lente à mon goût, complaisance dans des formes de violence provoquant irritation et fatigue, prétentions philosophiques conduisant à des morales plutôt fumeuses…". Mais, bon, une fois la pillule passée, ça allait mieux. Et on se dit alors qu'il revient de loin, le Michel-Edouard.
Lui, ce qu'il retient des mangas, c'est "le trait du dessin est toujours très expressif et le rythme de la narration très lent". Il trouve aussi que souvent "on a affaire [et ça, dans les affaires, ils s'y connait le Michel-Edouard] à des successions d’images très détaillées, avec des mouvements souvent très décomposés". Et puis, il paraît que plus on grandit, plus on aime les mangas qu'on appelle les "mangas d’auteur" (mais pas moins de 1m80, alors). Ce sont des mangas "encore plus graphiques" comme ceux, par exemple, du gars qui dessine Dragon Ball.
Son devoir terminé, Michel-Edouard n'est pas peu fier de lui. Il se dit aussi que s'il réussit pas dans la distribution, et ben il pourra toujours devenir grand reporter, rentrer à l'école de journalisme Paul Wermus, et puis piger pour BoDoï.

[Par Le Télégraphiste]