mardi, 15 novembre 2005

SHEBAM ! POW ! BLOP ! WIZZ... PROUT !

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A la fin de 1967, année de prolifération bédéphilique (nous y reviendrons dans un sujet postérieur), Brigitte Bardot présente le dimanche 31 décembre 1967 sur les écrans télévisés français son Bardot Show, un spectacle de cinquante minutes en couleurs, où la chanteuse enchaîne ses plus grands tubes. Impossible d'oublier Comic Strip, la chanson BD écrite pour BB par le bédéphile Serge Gainsbourg.

Mis en ligne par des fans de Scopitone, on pourra visionner ce délire psychédélique télévisuel dans lequel Brigitte Bardot en Barbarella Brune, attifée d'une combinaison mauve et d'une cape, pause dans un décor peinturluré et encombré de ballons multicolores sur lesquels s'inscrivent les onomatopées de la chanson : un beau condensé de tout ce à quoi la bande dessinée se réduisait pour beaucoup à l'époque...

Pour ce décor, justement, les réalisateurs du show, François Reichenbach et Eddy Matalon, avaient fait appel à Tito Topin. Topin était alors illustrateur publicitaire tendance yéyé, il avait créé la bande dessinée Sandra la Noctophile pour la revue Formidable (le pendant bien pensant de Salut les Copains), en récupérant largement les orgies graphiques Pop art initiées par Jean-Claude Forest (Barabrella, 1964) et Guy Peellaert (Les Aventures de Jodelle, 1966). Dans la même veine psyché-fluo oubliable, Topin dessinera pour Castermann quelques albums sur des scenarii de Jean Yanne (et sera plus tard le père de Navarro, autre indigestion télévisuelle en moins coloré).

Pour l'anecdote, toujours en 1967, des histoires de cette Sandra de Topin, ainsi que d'autres de Guy l'Eclair, se retrouveront imprimées sur des robes présentées à Paris pour la collection de prêt-à-porter de Pierre d'Alby inspirée par la bande dessinée. Et en 2001, Jean-Charles de Castelbajac reprendra directement les icônes Barbarella, Pravda et Jodelle pour sa collection "Physical graffiti" : sur le site du créateur, dans la section "mode", sélectionnez "Physical graffiti".

Pour plus de détails sur l'influence de la bande dessinée sur l'œuvre de Gainsbourg, je vous conseille "De Barbarella jusqu'au Black out...", un article en ligne signé Benoît Mouchart. Il y détaille les lectures d'enfance de l'homme à tête de chou, les références dans les textes de ses chansons, le générique de l'adaptation en film d'animation de Marie-Mathématique d'après Jean-Claude Forest, celui de Charlie Brown, mais aussi son Mickey Maoussse, et le scénario de Black Out (la seule bande dessinée à laquelle il ait participé). Enfin, signalons le super-héros pétomane nommé Crepitus Ventris imaginé dans le roman de Gainsbourg, Evguenie Sokolov (Gallimard, 1980),  qu'il dépeint ainsi : "L'homme à réaction, copyright Opera Mundi, nouveau Batman propulsé par ses propres vents, que j'explicitais par des étoiles de douleur, bulles oblongues ou ballons explosifs sortant de son héroïque fondement et dans lesquels j'inscrivais selon mes humeurs mes Zoop ! Vroosh ! Wham ! Pow ! Swish ! Vraoum ! Va-voom ! Plomp ! Whew ! Foom ! ou Flutter !"

Des ballons qui éclatent dans le Scopitone Comic Strip à ce Crepitus Ventris, il n'y a qu'un souffle...

[Par Le Télégraphiste]

jeudi, 20 octobre 2005

C'est vrai ça, de quoi tu te MEL !

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Pour son premier devoir de la rentrée, le petit Michel-Edouard a décidé de faire son exposé sur les mangas.
Au début, faut dire qu'il aimait pas trop ça. Mais bon, quand même, tout le monde en lit dans la cour de récré, c'est donc que ça doit être bien. En plus c'est pas cher, le manga, et lui, Michel-Edouard, les trucs pas chers, c'est sa "passion". Et pis, ça fait vendre du gel pour les cheveux, alors pourquoi pas.
Ses potes de la classe marketing agressif lui ont refilé quelques bouquins sortis récemment sur le sujet, pour pouvoir potasser pendant le week-end. Dans le tas, ya le très bon livre de Paul Gravett : Manga, Soixante ans de bande dessinée japonaise (aux Editions du Rocher). Donc, normalement, y'devrait pouvoir s'en sortir.
Au lieu d'aller zoner au centre commercial – comme tous les jours –, il se plonge dans l'étude du genre. Au début, ça lui change de sa Bretagne et du dernier Asterix. Et il s'emporte, comme un grand : manga = "lecture a priori difficile, écriture trop lente à mon goût, complaisance dans des formes de violence provoquant irritation et fatigue, prétentions philosophiques conduisant à des morales plutôt fumeuses…". Mais, bon, une fois la pillule passée, ça allait mieux. Et on se dit alors qu'il revient de loin, le Michel-Edouard.
Lui, ce qu'il retient des mangas, c'est "le trait du dessin est toujours très expressif et le rythme de la narration très lent". Il trouve aussi que souvent "on a affaire [et ça, dans les affaires, ils s'y connait le Michel-Edouard] à des successions d’images très détaillées, avec des mouvements souvent très décomposés". Et puis, il paraît que plus on grandit, plus on aime les mangas qu'on appelle les "mangas d’auteur" (mais pas moins de 1m80, alors). Ce sont des mangas "encore plus graphiques" comme ceux, par exemple, du gars qui dessine Dragon Ball.
Son devoir terminé, Michel-Edouard n'est pas peu fier de lui. Il se dit aussi que s'il réussit pas dans la distribution, et ben il pourra toujours devenir grand reporter, rentrer à l'école de journalisme Paul Wermus, et puis piger pour BoDoï.

[Par Le Télégraphiste]

vendredi, 30 septembre 2005

Les armes de la critique

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La deuxième mouture du Petit Critique illustré (Editions PLG, 2005) vient de paraître.
Après sept ans de bons et loyaux services auprès des chercheurs comme des amateurs, l'ouvrage d'Harry Morgan et Manuel Hirtz fait l'objet pour cette année d'une refonte. Celle-ci recense désormais près de 1100 ouvrages de langue française et, nouveauté bienvenue, près de 250 ouvrages de langue anglaise.
Le Petit Critique illustré (PCI) reste toujours, comme il l'annonce lui-même sans fausse modestie : "un remarquable guide bibliographique et critique, c'est-à-dire une recension exhaustive de tout ce qui a été écrit en français sur la bande dessinée, depuis les origines, avec une évaluation des ouvrages selon des critères indiscutables".

Ce sont justement ces "évaluations" qui ont fait passer le PCI et ses auteurs à l'époque de sa première sortie, pour des vilains petits canards jetant un pavé dans la mare de la critique bédéphile, tirant sans ménagement sur certains patriarches, réévaluant sérieusement et de façon argumentée leurs écrits qui demeuraient des références (et malheureusement les seules) monolithiques en la matière. En sept ans, l'eau a passé sous les ponts, et Morgan et Hirtz notent qu'aujourd'hui leur prose ne choque plus, alors qu'en 1997, ils étaient accusés d'une certaine "méchanceté" à une époque où il était  "traditionnellement défendu de faire la moindre restriction sur une œuvre ou un auteur, y compris un auteur écrivant sur la BD". Mais la survivance de cet esprit corporatiste plane encore aujourd'hui sur la bande dessinée, notamment dans la presse spécialisée BD et une grosse majorité des sites web. Dès que certains déclarent leur indépendance vis-à-vis de cette Grande Famille de la Bédé, la foudre s'abat sur l'outrecuidant pour le remettre en place et lui rappeler la primauté de valeurs fleurant bon le moisi : travail, tolérance, succès public.  

medium_critiqillust.jpgMais revenons au PCI... A noter : l'indispensable extension que beaucoup de dictionnaires et autres guides devraient prendre en exemple : une mise à jour permanente du PCI est consultable en ligne sur Adamantine, le webzine d'Harry Morgan.
Et aussi : Exercice amusant, et qui évitera à Harry Morgan et Manuel Hirtz d'organiser pour la sortie du nouveau PCI  une conférence de presse, de faire déplacer et de répondre aux pertinentes questions des nombreux zé talentueux journalistes de bande dessinée : une "interview mutuelle des auteurs" (toujours sur Adamantine) où les auteurs se congratulent (et ils ont bien raison !) et nous précisent les nouveautés et partis pris de cette édition (comme cette "pétition de principe" de ne pas créer de section spéciale pour les ouvrages consacrés à Hergé,  un bande dessinateur comme les autres après tout).

Et puis, pour ceux qui s'intéressent à la face théorique de la bande dessinée, nous vous conseillons de prendre le temps de lire la somme du même Harry Morgan  (par ailleurs, clone du défunt Hunter S. Thompson...). Ses Principes des littératures dessinées (L'An 2, 2003) apporte un prolongement des considérations parsemant le PCI. Morgan y évalue notamment, de façon critique, les différents courants théoriques de ce qu'il nomme "stripologie".

Goûtez au moins à la prose morganienne sur Adamantine (résumé et paratextes de son PLD), et si vous êtes vraiment un homme pressé, survolez ses  culture quikies, et notamment ses "Dix erreurs courantes de la littérature spécialisée", pour briller en société (dédicaces, soirées de lancement d'albums, festivals, etc.) et rabattre leur caquet aux spécialistes de la spécialité, une coupe de champagne à la main.

[Par Le Télégraphiste]
(En illustration de tête : extrait d'un tract du CMDO, mai-juin 1968)

jeudi, 15 septembre 2005

Le sursaut de l'hydre associative

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Samedi dernier, L'Association organisait aux Voûtes, non loin de la BnF, son assemblée générale ordinaire annuelle. Cette réunion, où sont habituellement réunis tous leurs "supporters", est l'occasion de faire le point, d'annoncer les nouveautés à venir et de rappeler que l'hydre à six têtes (J.-C. Menu, Lewis Trondheim, David B., Stanislas, Killofer et Matt Konture) fête cette année ses 15 ans d'existence. Quinze ans certes, mais les associés ne s'encroûtent pas : à la question posée par un auditoire sans vergogne : "vous sentez-vous vieux ?", ils répondent par la négative, mais avouent tout de même être troublés de recevoir de plus en plus de dossiers de dessinateurs qui n'étaient pas encore nés quand, eux, se lançaient dans l'aventure éditoriale.

Passons au programme : après une période de flottement due au report incessant d'ouvrages programmés, Menu semble avoir repris les rênes de la Bête qui semblait s'endormir sur son tas d'or : 13 titres sont annoncés, dont nous retiendrons la sélection suivante : un important ouvrage regroupant les travaux de jeunesse de Stanislas (qui ouvre une nouvelle collection intitulée "Archives") ; Crazyman, ou les aventures inattendues d'un super héros selon Baudouin ; un nouveau Pascin en couleurs directes par Sfar ; une nouvelle réédition d'Hypocrite de Jean-Claude Forest ; le ScrOUBAbble, un jeu de société estampillé OuBapO ; et, last but not least,  un album somptueux de Chris Ware regroupant les histoires de Quimby the Mouse.

Mention toute particulière pour la fabuleuse paire Florent Ruppert et Jérôme Mulot, dont le Safari Monseigneur se trouve déjà dans toutes les bonnes crémeries. Le binôme, qui a effectué une performance à quatre mains lors de l'assemblée, se révèle être la nouvelle comète de la bande dessinée (grande révélation de cette rentrée), confirmant les traînées flamboyantes qu'ils avaient laissées dans le fandom et autres revues de haute tenue (Atrabile, Grenade, Ferraille). A surveiller : leur site, succursale.org, encore en travaux mais qui présente déjà un magnifique panorama 360° du Tableau de chasse de Safari Monseigneur, et quelques petits hors-d'œuvre animés.

Revigoré par le succès et le tintamarre déclenchés par son Plates-bandes ("le seul de mes ouvrages qui a été réédité", ironise l'auteur), Menu annonce la création pour mars-avril prochain d'une nouvelle revue : L'Eprouvette, qui se veut la continuation et le développement de la collection éponyme et accueillera des textes et bandes dessinées théoriques et critiques, signées tout autant par des bandes dessinateurs que des auteurs extérieurs à la sphère bédéphile.

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Sur le plateau du ScrOUBAbble, la bande dessinée compte triple ! Lewis Trondheim et J.-C. Menu en pleine partie, samedi dernier.

[Par Le Télégraphiste]

dimanche, 11 septembre 2005

«Pour une apologie de la complexité bédéphilique»

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En sommeil depuis de longs mois, le site du9, l'un des plus stimulant webzine consacré à "l'autre bande dessinée", fait peau neuve et semble se réveille doucement de sa léthargie. Le site est encore en chantier mais, déjà, ses rédacteurs donne la couleur : faire de leur site "un guide pour aider à la découverte de cette autre bande dessinée", c'est-à-dire une "bande dessinée d’auteurs qui produit des œuvres fortes, qui mériterait de toucher une audience plus importante et surtout d’acquérir une reconnaissance critique qu’on lui refuse".
Toujours en ligne, les archives du9ièmes vous prouveront bien que les plumes de ce site sont bien plus pertinentes que tout ce que l'on trouve actuellement dans les kiosques en matière de critique bande dessinée. Et ce n'est pas le tout nouveau magazine BullDozer qui viendra changer cet état déplorable : A coup de "tableau des étoiles" digne de l'Eurovision, la "crème des critiques" ― dixit le journal grâce auquel "vous ne lirez plus jamais la bande dessinée comme avant" ― donne un nombre d'astérisque selon la valeur qu'ils accordent aux quelques ouvrages qu'on leur soumet... Pas de doute, BullDozer, avec sa pelleteuse, ses grosses chenilles et ses effets d'annonce putassiers, prépare le terrain d'une critique éclairée. 
Donc, pour se dégourdir les méninges, on vous conseille plutôt de lire la toute fraîche chronique du dernier ouvrage de Riad Sattouf, Retour au collège, par le sémillant Jessie Bi qui signe aussi pour son retour un billet d'humeur sous forme de Weltanschauung.
Rien que ça !

[Par Le Télégraphiste]

mercredi, 07 septembre 2005

Les Aventures de la super idée

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C'est le titre d'une des dernières planches que l'on peut lire sur le blog du perspicace James@ottoprod, mettant en scène Menu, Trondheim et Sfar (ci-dessus), et qui nous dévoile la recette d'un succès qui dure depuis 15 ans ! Simple et désopilant. Je m'étonne que Michel-Edouard Leclerc n'ait pas encore repris l'idée avec ses potes...

[par Le Télégraphiste]

vendredi, 26 août 2005

Les trois visages de la Justice

L'affaire date du printemps dernier mais c'est seulement aujourd'hui que nous l'apprenons : la condamnation par la Justice française, d'un internaute qui avait organisé la diffusion de plus de 2288 albums de bande dessinée en ligne, via le réseau peer to peer. Déclaré coupable de contrefaçon, le "pirate" a dû verser 1 euro de dédommagement au Syndicat national de l'édition. Une condamnation bien plus symbolique que punitive, à valeur pédagogique selon les plaignants.


Une chance que notre internaute ne soit pas tombé sur le Docteur Justice, le héros de la bande dessinée parue dans le Pif des années 1970. Surtout que ce membre de l'OMS et expert en Karaté pourrait prochainement être interprété par Anthony Delon pour une adaptation télévisuelle de la série. L'acteur, dont la subtilité du jeu ne fait plus de doute, pourrait finalement faire plus de dégâts que le fameux cri qui tue du docteur.


 Enfin, si notre internaute ne veut pas subir la Justice divine, nous lui conseillons fortement de se remettre dans le droit chemin et de se plonger dans de saines lectures. A cet effet, il se rendra sur cette page qui met en ligne (légalement, cette fois ?) quelques-uns des Spire Christian Comics, bandes dessinées chrétiennes et éducatives des années 1970 racontant des conversions exemplaires à travers l'Histoire. Il découvrira ainsi des destins édifiants comme celui de Hansi : The Girl Who Loved the Swastika (une adolescente sudète qui s'engage en 1938 dans les jeunesses hitlériennes). Mais aussi God's Smuggler qui narre la vie d'un "contrebandier" de bibles en territoires communistes, et Up in Harlem, un "black comic" qui se passe dans l'enfer mécréant du quartier new-yorkais. Par contre, si sa foi n'est pas à toute épreuve, nous lui déconseillons vivement Hal Lindsey's There's A New World Coming, une véritable exégèse du Livre des révélations sous LSD...


Note : on regrettera de ne pas pouvoir lire le curieux comic book de Al Hartley et Billy Zeoly Hello, I'm Johnny Cash, recensé sur ce même site et dont on connaissait l'existence grâce à une planche publiée dans Country, l'ouvrage de l'excellent Nick Toshes sur les racines tordues du Rock 'n' Roll (éditions Allia, 2000). Cette biographie dessinée raconte les frasques et les errances du chanteur américain sous l'emprise de l'alcool et des drogues, jusqu'à ce qu'il soit touché par la grâce divine et remonte la pente, aidé en cela par June Carter, sa future femme et membre de la prestigieuse Carter Family, autre monument de la musique country. Ou comment remplacer une addiction par une autre.

[par Le Télégraphiste]

mercredi, 24 août 2005

Lecture de cabinets

A chaque nouveau festival de la bande dessinée d'Angoulême, le CNBDI offre aux meilleurs auteurs de laisser une trace de leur talent sur une dalle de ciment qui, ensuite, prend place sur son parvis.
Aux Etats-Unis, on préfère faire ça sur des sièges de toilettes... Ainsi, à San Francisco, les cimaises du comic store Isotope accueillent le surprenant Comic Rockstars Toiletseat Museum, le seul musée au monde qui réunit des œuvres de dessinateurs sur abattants de toilettes.
Faut-il voir dans cette collection de dédicaces un hommage facétieux aux heures passées assis sur les WC à lire nos lectures préférées ? Nous n'en doutons pas.

[par Le Télégraphiste]

jeudi, 18 août 2005

Chefs-d'œuvre à la pesée

Dix Kilos. C'est le poids de The Complete Calvin and Hobbes, l'imposant coffret de trois volumes réunissant les 3 160 strips de Bill Watterson publiés entre 1985 et 1996.
Ce pavé, publié par Andrews McMeel Publishing, sera disponible en octobre prochain dans les librairies américaines au prix de 150 euros. Et pour cet évènement éditorial, Calvin and Hobbes revient dans les quotidiens américains à partir de septembre et jusqu'à la fin de l'année. Mais, restons calme, il ne s'agit que d'une resucée d'anciens strips déjà publiés. Le maître n'a pas repris ses crayons. Par contre, chose exceptionnelle et notable, Watterson répond dans ce pavé aux questions que ses fans lui ont envoyées.

6,5 gigabytes. C'est le poids de l'œuvre complète d'Osamu Tezuka, soit 382 volumes, téléchargeable sur eBook Japan (pour la modique somme de 119,805 yens, soit 875 euros). Idéal pour vos bibliothèques encombrées...

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Mais combien pèsera Meta Mouse ? Sous ce nom est annoncé (encore pour octobre) un ouvrage d'Art Spiegelman à l'occasion du vingtième anniversaire de Maus composé de crayonnés et de travaux préparatoires de la
seule bande dessinée récompensée par le jury Pulitzer.

Via Comics Reporter et Egon

[par Le Télégraphiste]

vendredi, 12 août 2005

Des bulles en pages saumon

Marre des prépublications estivales ? Révisez vos leçons de marketing appliqué avant la rentrée grâce au Figaro Economie. En début de semaine, les pages saumon du quotidien français proposaient une série en trois volets sur "l'économie du neuvième art dans les grands pays friands de bande dessinée" (signée par Marie-Catherine Beuth).
Au programme et à retrouver en ligne :

 

La vague du manga n'en a pas fini de déferler sur l'Europe
Où Dominique Véret, des éditions Akata, nous apprend que "la vente [des droits des mangas] à l'étranger  est soutenue par le gouvernement japonais, qui a pour modèle les méthodes hollywoodiennes de diffusion de la culture". 


Comics : les superhéros américains assiégés
Où l'on apprend que les contrats soumis par Marvel à ses nouvelles recrues stipulent les conditions suivantes : "tout travail réalisé par les artistes, incluant, sans limitation, tous écrits, dessins, scénarios, scripts, ébauches de personnages, intrigues, croquis, modèles et matériel photographique, dessinés ou réalisés par ordinateur, sont propriété exclusive et à perpétuité de Marvel", et que l'éditeur "dispose du droit, mais pas de l'obligation d'employer le nom de l'artiste".


Internet, mobiles, consoles : la BD envahit l'univers numérique
(Le plus instructif) Où l'on apprend qu'en Corée, "les taux d'équipement élevés en terminaux mobiles permettent aux lecteurs de feuilleter les planches d'une BD sur leur téléphone portable".

[par Le Télégraphiste]